Publié dans Société

Pièce radiophonique - Clotilde Raoilisoa n’est plus

Publié le vendredi, 09 octobre 2020

Le monde de la pièce radiophonique et de la littérature malagasy est en deuil. Clotilde Raoilisoa est décédée hier à l’âge de 79 ans. Elle est victime d’un arrêt cardiaque. Même sans avoir vu son visage, tout le monde peut facilement la reconnaître par sa voix unique qui reflète sa personnalité. Beaucoup d’auditeurs sont d’ailleurs tombés amoureux de ses prestations vocales. Souvent, Clotilde incarne le rôle d’une mère de famille triste et vivant dans la pauvreté, tout en étant honnête et dévouée.

Pleine d’énergie et d’inspiration, elle n’était jamais entrée en scène avant que le résumé de l’histoire dans laquelle elle allait jouer un rôle lui a été présenté au préalable. D’après Sophie Ravelomanantsoa, sa collègue, outre sa ponctualité, elle était dévouée à son rôle d’actrice. « Pendant la mise en boîte, elle faisait comme si elle a vécu l’histoire. Parfois elle pleurait et tantôt elle riait ».

Il faut savoir que la plupart des nouvelles étoiles montantes de la pièce radiophonique puisent leur inspiration sur cette femme. Clotilde Raoilisoa est née le 1er mai 1941. Elle a travaillé en tant qu’actrice de pièce radiophonique au sein de la Radio nationale malagasy (RNM), ainsi que dans d’autres chaînes privées depuis 1965. Elle a joué aux côtés de Vahandanitra, Sophie Ravelomanantsoa, Solofo José, Nirina ou encore Clara. Malheureusement, bon nombre d’entre ses pièces, conservées dans l’enceinte de la RNM, ont été réduites en cendres durant les évènements politiques de 2009.

Cette année, des figures emblématiques de la scène malagasy, plus précisément celles œuvrant dans l’art traditionnel, se sont éteintes. Après Bakomanga et Ramahafadrahona, Clotilde a quitté ce monde pour rejoindre l’au-delà. Outre un grand héritage pour les amateurs de pièces radiophoniques, cette actrice a laissé derrière elle 6 orphelins. Selon le programme, son inhumation aura lieu demain à Ambohimanga.

L’équipe de la rédaction de La Vérité présente ses sincères condoléances à sa famille et ses proches.

Recueillis par Anatra R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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